Yami Bolo fait partie de ces chanteurs à la voix si particulière qu'on ne peut les confondre.
Depuis ses débuts, il officie en tant que représentant d'un reggae roots au message conscient. Fidèle à ses convictions et à sa foi rasta, il n'a jamais cessé de diffuser un message de paix et d'amour.
Rolando Ephraim McLean alias Yami Bolo est né en octobre 1970 en Jamaïque et a grandi à Kingston 13. Comme de nombreux artistes jamaïquains, c'est en se rendant à l'église qu'il découvre la musique et qu'il apprend à chanter. [Gourmand, il doit son nom de scène à une connaissance qui raconte qu'il était toujours en train de dévorer (nyaming) la nourriture et commence donc à l'appeler Yami.
A l'image de Garnett Silk, Yami Bolo fait partie des artistes dotés d'un timbre original. La justesse et le caractère mystique de sa voix ajoutés à cette facilité à prendre le micro très jeune, indiquent sa prédisposition à faire carrière dans la musiqueAgé à peine de 13 ans, il intègre le Youth Promotion Crew de Sugar Minott, véritable fourmilière d'artistes en herbe. Des chanteurs tels que Junior Reid, Cocoa Tea, Tenor Saw, Garnett Silk ou encore Triston Palmer en ont aussi fait partie.
En 1985, paraît son premier single, le fameux When A Man's In Love, sur le Stalag riddim, sorti sur Techniques, suivi un an plus tard de Free Mandela, sorti sur le label Skengdon.
A l'écoute de ces deux titres, le grain de voix et les gimmicks propres à Yami Bolo sont déjà perceptibles et traduisent le charme de la voix d'un artiste encore très jeune.
Le Jamaïquain continue à chanter dans différents soundsystems et travaille avec des pointures du reggae : Augustus Pablo, Tapper Zukie et Junior Delgado, producteur de son premier album, « Ransom ».